faux-positifs

GDA : comment bien gérer l’obligation de vérification des faux-positifs ?

Disponibles en open-data, les listes officielles de GDA (Gel des Avoirs) ont été parasitées au fil des ans par la propension des data-brokers à y adjoindre des centaines de milliers de personnes, dont on ne sait plus très bien si elles y figurent pour des raisons objectives de suspicion ou parce que leur présence dans ces listes a une valeur marchande. La recherche des faux-positifs/anomalies et leur vérification prend alors l’allure d’un chemin de croix : long, douloureux et avec une issue, nous allons le voir, souvent dramatique.

Pour bien comprendre notre propos du jour, filons si vous le voulez bien une métaphore maritime : vous êtes marin-pêcheur, l’Europe vous impose de pêcher des poissons mesurant entre 25 et 30cm. Il vous faut donc un filet aux mailles idéalement calibrées pour ce type de prises.

Vous avez cherché chez tous les fournisseurs de filets et n’en avait trouvé aucun qui réponde parfaitement aux demandes de la réglementation : la maille la plus proche n’emprisonne que les poissons de 26 à 29cm en laissant passer ceux de 25 et de 30. D’autres sont trop lâches et vous laissez passer ce que vous devriez pêcher, d’autres enfin sont trop étroites et votre chalut se remplit de poissons trop petits qu’il vous faut laborieusement trier à la main avant de les rejeter à la mer.

Vous l’aurez compris : le pêcheur est l’assujetti, les poissons sont les personnes dont les avoirs sont gelés et faux-positifs, le filet est l’outil informatique utilisé pour les identifier, l’Europe l’autorité.

Détection des faux-positifs : trop c’est trop, trop peu ce n’est pas assez

L’assujetti est donc constamment confronté à un dilemme en apparence cornélien :

  1. l’autorité le somme sous peine de sanctions d’élargir le champ de ses vérifications GDA au-delà de « l’exact matching » ou « hit » en intégrant une somme « raisonnable » de faux-positifs.
  2. les outils dont il dispose le laissent soit en infraction car ils en repèrent trop peu, soit face à une montagne de faux-positifs dont la vérification va être aussi chronophage que coûteuse.

L’outil idéal remonterait donc vers l’assujetti un nombre suffisant de faux-positifs au regard des exigences de l’autorité, ET permettrait de les traiter rapidement et facilement.

Les data-brokers, dont nous avons détaillé dans notre article précédent qu’ils avaient fait du volume d’informations de leurs listes leur principale valeur ajoutée, se sont trouvés pris à leur propre piège. Leur quantité d’informations était telle que lors de la comparaison avec les listes GDA, elle générait des milliers de faux-positifs impossibles à vérifier.
L’opportunisme pouvant être une vertu dans les affaires, certaines de ces sociétés ont fait de la réduction du nombre de faux-positifs (créés par eux-mêmes…) un de leurs arguments commerciaux : moins de cas, c’est moins de vérifications et donc moins de ressources mobilisées et d’argent dépensé.
L’argument peut sembler séduisant… du moins au premier abord. L’autorité en a décidé autrement et a sanctionné parfois lourdement les entreprises qui avaient cédé à l’appel des sirènes de la réduction des coûts. Elle a considéré que le contrat n’était pas rempli et que l’entreprise avait sciemment pris le risque de laisser passer des cas de GDA avérés pour s’épargner un fastidieux travail de vérification.

Qu’est-ce qu’un bon outil de traitement des dossiers GDA ?

Revenons à notre définition du bon outil de vérification des listes GDA : nous l’avons vu, il repère suffisamment de faux-positifs, il filtre en continu. Nous savons maintenant qu’il doit aussi se baser sur de bonnes données (et non pas sur une quantité astronomique de données peu fiables) tout en permettant une vérification simple et rapide des faux-positifs.

Le faux-positif est en quelque sorte le mal nécessaire de la conformité réglementaire en matière de GDA. Rendu obligatoire par l’autorité, il fait naviguer l’entreprise cliente des data-brokers entre deux pôles que tout oppose : trop de travail de vérifications d’un côté, le risque d’être sanctionné pour négligence de l’autre.

En changeant de paradigme, la solution BeCLM réconcilie l’irréconciliable et fait de ce mal nécessaire un bien indispensable au bon fonctionnement de la fonction conformité :

  • Nos données sont « propres », fiables, légalement sourcées, disponibles en open-data.
  • Elles sont filtrées en continu.
  • Le traitement des faux-positifs est rapide et intuitif (moins de 20 secondes pour 99% des dossiers).
  • La tentation du non-traitement des dossiers qui est en lui-même sanctionnable par l’autorité, est écartée.

Les communicants ont tendance à caser du « disruptif » dans la plus infime provocation de langage ou la moindre audace marketing. S’ils savaient la formidable avancée de la solution BeCLM et sa rupture totale avec les pratiques en cours dans nos métiers, nul doute qu’ils inventeraient un néologisme plus parlant que « disruptif » pour la qualifier. Cette affirmation peut paraître présomptueuse, elle n’est en fait que le résumé des retours de nos clients. Pas de fausse modestie chez BeCLM.

Pour découvrir nos solutions de traitement des listes GDA et les avantages qu’elles peuvent apporter à votre entreprise, contactez-nous.

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